Septembre est le temps des possibles.

On a réfléchi, pensé, rêvé pendant un moment de vacances et arrive le mois de la rentrée des classes : on achète des crayons, un beau carnet et on se projette.

Le moment est venu de s’y remettre. Accompagné de son lot de « j’ai pas très envie ». Cette réflexion ne m’a pas échappé cette année. Comment retrouver la motivation qui nous fait défaut ? Où se trouve notre drive ?

J’ai donc ouvert un livre sur la motivation : Drive, the surprising thruth about what motivates us de Daniel H. Pink. J’ai compris un peu mieux les tenants et les aboutissants de la motivation et ce fut inspirant non seulement pour l’entrepreneure que je suis, la prof de langues que je suis mais aussi pour me mettre à la place de mes étudiants.

Se motiver soi est déjà un challenge mais motiver les autres est autrement plus déroutant. J’ai toujours eu à faire à des groupes d’apprenants qui passaient en l’espace de quelques mois de 15 personnes à 2. Si la configuration d’un cours de langue à 3 en comptant le prof était une joie pour certains elle m’a souvent questionnée et j’ai décidé de me pencher sur la question : qu’est-ce qui motive à faire les choses ? Puisque je ne peux pas connaitre les raisons de chacun, je me suis demandé ce qui me motivait, moi.

Parce que, finalement, nous sommes tous motivés, porteurs de drive. Le drive c’est ce dynamisme et cette énergie qui sont inscrits en chacun de nous. Ils sont inhérents à notre personne. Comme l’explique Mr Pink, ce drive nous insuffle une volonté d’autonomie (je fais ce que je veux quand je le veux), une volonté de prise de décision et de connexion à autrui.

Voici une définition de drive que je peux illustrer par mon goût pour la littérature : oblige-moi à lire un livre, je n’y prendrai aucun plaisir. De la même façon, je trouve très difficile de m’investir dans des tâches plus créatives (projections, écriture, marketing) de mon entreprise quand je suis obligée de le faire pendant les heures d’école de mes enfants, l’œil sur la montre.

La motivation a joué un rôle crucial dans l’élaboration d’Eclectic Minds. Comment permettre aux gens de suivre des cours de langue quand ils choisissent l’heure et le jour, peuvent changer d’une semaine sur l’autre et souhaitent, bien évidemment, progresser ?

J’ai soigné mon plan, dessiné ma formation et 4 ans plus tard : j’en ai la confirmation. Ca fonctionne.

Daniel H. Pink nous rappelle que dans les conditions de vies et de travail du 21e siecle on ne peut plus attendre d’autrui une adhésion aveugle au projet d’autrui. Pour se motiver et motiver les autres il est question de choix, de prise de décision personnelle. Il est question de relever des défis et de permettre à la personne de s’élever. Il est enfin question de la « big picture », de faire partie d’un tout plus grand que soi, de rester inspiré.

L’entreprenariat fut le plus grand saut dans le vide de ma vie. Il s’est révelé être un chemin aussi exaltant que difficile. Et mon ambition…. ? C’est cette lumière qui me guide tout au bout du tunnel. Je la garde tout près de moi pour me rappeler ce à quoi j’aspire.

Apprendre une langue c’est un pas à faire en direction d’autrui pour autant de raisons qu’il y a de personnes. C’est résolument à l’image d’un parcours en forêt avec quelques ronces et orties sur la route. Les possibilités une fois la langue mise en pratique sont sans fin : la découverte de soi, d’autrui, les portes ouvertes, la culture, les aventures…

Qu’attendons-nous ?